PRÉSENTATION
Un numéro sur la « compréhension », donc ?
Si comprendre un « objet » (une situation, une institution comme l’école ou la classe, un texte, un problème de mathématiques, mais aussi ses propres fonctionnements cognitifs, ceux des autres, qu’il s’agisse du maître, des élèves ou des pairs) c’est le traiter pour lui donner du sens et se l’approprier, alors on retrouve ici le paradoxe de l’Ancien et du Nouveau et son avatar, le paradoxe de l’apprentissage. De même que, pour apprendre à faire quelque chose, je dois d’une certaine façon déjà être capable de faire ce que je cherche à apprendre et que, précisément, je suis sensé ne pas encore savoir faire (cf. Reboul 1980’ par exemple), de même comprendre un « objet », le Nouveau, c’est pouvoir le rapporter à de l’Ancien, c’est-à-dire mobiliser des connaissances ou représentations plus ou moins organisées et des procédures ou stratégies de traitement, les unes et les autres pour moi disponibles (cf. Smith 19792 par exemple), même si cette confrontation a pour effet de casser l’Ancien.

« Les aides à la compréhension »